Ce que 4 ans dans une start-up m’ont appris sur l’opérationnel (que personne ne vous enseigne à l’école)
Mon BTS assistante de gestion m’a appris les fondamentaux. Les bases comptables, la gestion administrative, les outils de bureautique. Des compétences solides, utiles — et pourtant largement insuffisantes pour ce qui m’attendait.
Parce que ce que j’ai vraiment appris sur l’opérationnel, ce n’est pas dans un cours magistral que je l’ai découvert. C’est dans les couloirs d’une start-up en pleine croissance, à construire quelque chose qui n’existait pas encore.
Voici les trois grandes leçons que j’en ai gardées — et que j’applique encore aujourd’hui dans chaque accompagnement.
Le contexte : construire un pôle de zéro, sans filet
Quand j’ai rejoint Comerso, start-up engagée dans la lutte contre le gaspillage alimentaire, il n’y avait pas de pôle ADV. Pas de process documentés, pas de procédures claires, pas d’organisation établie pour gérer les flux clients et fournisseurs.
Il y avait des gens motivés, une mission forte, et un besoin urgent de structurer tout ça.
C’est moi qui l’ai fait. Et honnêtement, c’est l’expérience la plus formatrice que j’aie jamais vécue professionnellement.
Construire de zéro, c’est apprendre à vitesse accélérée. Parce qu’il n’y a personne avant vous pour vous expliquer comment faire. Parce que chaque erreur a des conséquences immédiates. Et parce qu’on apprend à distinguer très vite ce qui est essentiel de ce qui est superflu.
Leçon n°1 : Un process non documenté n’existe pas vraiment
C’est la première chose que j’ai comprise — et sans doute la plus importante.
Dans les premières semaines, tout fonctionnait dans ma tête. Je savais exactement comment traiter une commande, gérer un litige, relancer un client. Mais cette connaissance était invisible pour tout le monde autour de moi. Et le jour où j’étais absente, ou débordée, rien ne pouvait avancer sans moi.
J’ai alors compris que documenter n’est pas une tâche administrative fastidieuse. C’est un acte de transmission. C’est ce qui permet à une organisation de fonctionner indépendamment des individus — et donc de vraiment grandir.
Aujourd’hui, c’est l’un des premiers chantiers que j’engage avec chaque entrepreneur que j’accompagne : mettre par écrit ce qui existe dans les têtes, pour que ça puisse vivre dans l’entreprise.
Leçon n°2 : L’anticipation vaut dix fois la réaction
Dans une start-up en croissance, les urgences sont constantes. Un client mécontent, une livraison qui déraille, un prestataire qui lâche à la dernière minute. On passe son temps à éteindre des incendies.
Ce que j’ai appris, c’est que la plupart de ces incendies auraient pu être évités. Non pas parce que le monde est prévisible, mais parce qu’avec les bons process en place, on détecte les problèmes avant qu’ils ne deviennent des crises.
Anticiper, c’est créer des points de contrôle réguliers. C’est construire des procédures de gestion des imprévus. C’est se poser la question « qu’est-ce qui pourrait mal se passer ? » avant que ça se passe.
Cette façon de penser — préventive plutôt que réactive — est devenue le cœur de ma façon de travailler. Et c’est ce que j’apporte dans chaque mission.
Leçon n°3 : La communication interne, c’est le liant de tout
Troisième leçon, et peut-être la moins évidente : une organisation peut avoir les meilleurs outils du monde, les process les plus solides, les équipes les plus compétentes — si la communication interne ne fonctionne pas, tout le reste s’effondre.
Dans la start-up, j’ai vu des projets ralentir non pas parce que les gens ne travaillaient pas, mais parce que l’information ne circulait pas bien. Une décision prise en réunion qui n’était jamais transmise au reste de l’équipe. Des priorités qui changeaient sans que tout le monde soit au courant. Des efforts déployés en doublon parce que personne ne savait ce que l’autre faisait.
Structurer la communication interne — définir qui communique quoi, à qui, comment et à quelle fréquence — c’est souvent l’intervention qui débloque le plus de choses en peu de temps.
Ce que le diplôme ne remplace pas
Mon BTS m’a donné des bases. La start-up m’a donné de l’expérience terrain. Et c’est cette combinaison — théorie + réalité — qui fait aujourd’hui ma façon d’aborder chaque mission.
Parce qu’un accompagnement OBM efficace, ce n’est pas appliquer des recettes toutes faites. C’est comprendre la réalité concrète d’une entreprise, avec ses contraintes, ses forces, sa culture — et construire des solutions qui fonctionnent vraiment pour elle.
C’est ce que quatre ans dans une start-up en pleine croissance m’ont appris. Et c’est ce que je mets au service des marques engagées que j’accompagne aujourd’hui.
Ces défis vous parlent ? Si vous sentez que votre organisation a besoin d’un regard extérieur et d’une vraie structuration, je serais ravie qu’on en discute.
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Écrit par Marion · OBM spécialisée marques éco-responsables